ACTUALITES
08/04/2016 BOEN N°14 du 8 avril 2016 - Campagne Pas d'éducation, pas d'avenir ! 2016
29/03/2016 Que sait-on du CPE.....
22/01/2016 Parcours d'excellence pour les collégiens de REP+ de la troisième jusqu'à la terminale
22/01/2016 BOEN N°3 du 21 janvier 2016
05/01/2016 BOEN N°48 du 24 décembre 2015 - protection des espaces scolaires
30/11/2015 BOEN N°44 du 26 novembre 2015
05/10/2015 lettre de l'Education octobre 2015
28/08/2015 BOEN N)31 du 27 Août 2015 - fonctions et missions des CPE
06/07/2015 Bulletin officiel n°27 du 2 juillet 2015
06/07/2015 L'enseignement moral et civique (EMC) au Bulletin officiel spécial du 25 juin 2015
22/06/2015 La République mobilisée contre le racisme et l'antisémitisme au Bulletin officiel spécial du 18 juin 2015
09/06/2015 BOEN N°23 du 4 juin 2015 - circulaire de rentrée
02/06/2015 ENFA
02/06/2015 BOEN n°22 du 28 mai 2015: L'organisation des enseignements au collège
30/04/2015 BOEN N°17 du 23 avril 2015: publication du nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture
30/04/2015 Adoption de la réforme du collège
26/03/2015 BOEN N°13 du 26 Mars 2015

BIENVENUE

Appel à contribution

revue de la vie scolaire N°200 - Juin 2016

Vous étiez, nous sommes, ils seront...

Conseillers Principaux d'Education


Pour son 200ème numéro, La revue de la vie scolaire va s’autoriser un véritable questionnement rétrospectif et prospectif sur le métier de Conseiller Principal d’Education.

En 1960, des surveillants généraux de l’enseignement technique en formation à Reims fondent ce qui deviendra l’ANCPE. Ils veulent prolonger la dynamique de réflexion impulsée en formation, ils veulent partager et enrichir leurs pratiques éducatives, ils veulent être force de proposition et d’innovation pour répondre aux besoins éducatifs et scolaires de leurs élèves, ils veulent accompagner les changements qui s’opèrent dans leur époque. Par leur mobilisation et celle de leurs pairs, ils vont contribuer à l’avènement d’un nouveau métier…

Depuis, les ambitions de ces professionnels n’ont peut-être finalement pas tant changé : il s’agit bien d’accompagner les jeunes vers la majorité, de leur expliciter les enjeux du monde et leurs responsabilités à venir. Mais, du fait des époques et des contextes sociaux et scolaires, les CPE ont dû se professionnaliser, adapter leurs pratiques et leur positionnement pour contribuer au mieux à la réussite scolaire, sociale et citoyenne de tous les jeunes d’une génération. Ils ont travaillé sur l’internat et l’animation socio-éducative ; ils sont entrés en pédagogie ; ils ont investi le champ de la socialisation et de la citoyenneté ; ils sont devenus les garants d’un climat scolaire apaisé, exigeant et bienveillant ; ils assument un rôle de conseil auprès des élèves mais aussi auprès des collègues enseignants et des chefs d’établissement ; ils structurent peu à peu leurs actions et ont la volonté qu’elles s’intègrent maintenant pleinement à la politique de l’établissement et au parcours de l’élève. Ils ont l’ambition de faire de la scolarité de chaque jeune un acte pleinement éducatif. Pour comprendre cette dynamique professionnelle originale, il s’agit donc de solliciter vos contributions sur :

  • Pour vous, c’est quoi et ça sert à quoi un CPE ? Point de vue d’élèves, de parents, d’enseignants… 
  • Pourquoi et pour quoi être CPE ? 
  • Pour quoi et comment prendre en compte les évolutions du contexte scolaire et du contexte social ? 
  • Un premier bilan sur le référentiel de compétences et le changement de circulaire ? 
  • Une évolution du positionnement professionnel dans l’établissement ? 
  • Une évolution du positionnement professionnel avec les enseignants ? 
  • Une évolution du positionnement professionnel avec les élèves ? 
  • Une évolution du positionnement professionnel avec les familles ? 
  • Une évolution des représentions du CPE, pour ses partenaires ? Des attentes de ses partenaires ? 
  • Les CPE dans la refondation de l’école ? Pourquoi et comment accompagner le changement au bénéfice des jeunes ?
  • Et demain, ce sera quoi notre métier ? 

 

Date de retour pour vos contributions: le 15 Mai 2016

Merci par avance pour vos contributions

Yann DUBURE et Gilbert TOULZA

yann.dubure@ac-lille.fr / gilbert.toulza@gmail.com

 

 



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Revue N°198: Orientation, où sont les filles?

4. L’EDITORIAL
Par Yann DUBURE
6. LE DOSSIER
6. Les filles à l’épreuve de l’orientation scolaire et du rapport aux études. Ce que nous enseignent la recherche et le cas des élèves en lycée professionnel
►Aziz JELLAB
18. Les choix d’orientation scolaire et professionnel des filles et des garçons : peu d’évolutions depuis 30 ans ►Christine FONTANINI
25. L’orientation : reflet de la division sexuée des savoirs
►Isabelle COLLET
30. Stéréotypes de genre et maintien des orientations sexuées : approches de psychologie sociale
►Catherine VERNIERS
34. Accroître l’accès des filles aux sciences, c’est possible !
►Jean-Michel JULITA
42. La classe accompagnée : un dispositif pour aider les filles à assumer leur orientation
►Edwige MERANGER et Ali MOUSSAOUI
46. Les clubs : un modèle d’intervention éducative en faveur de l’égalité filles-garçons ?
►Gwenolée BORREDON
51. Pourquoi encourager les filles à rejoindre les filières scientifiques ?
►Aline AUBERTIN
55. A l’ombre des jeunes filles en fleurs
►Sylvie AMICI
58. ACTUALITE DE LA VIE SCOLAIRE

 


 

La revue de la vie scolaire N° 198
EDITORIAL
Par Yann DUBURE, Co-Président de l’ANCPE

Les filles ont-elles le sens de l’orientation ?

L es recherches sur les inégalités sociales ont pendant longtemps fait passer les inégalités hommes / femmes au second plan. L'approche par l'idéologie des rapports de classe, sous l'angle dominants / dominés, était privilégiée. Progressivement, de nouvelles problématiques sont apparues, liées à la prise de conscience et au militantisme des acteurs de mouvements sociaux et féministes. Cependant, dans la réalité, l'influence des habitus est encore présente et pesante avec la distribution sociale des rôles, l'anticipation des statuts (par les parents, les enseignants, voire les jeunes eux-mêmes) et des rôles sociaux, et ce malgré quelques évolutions récentes. Si on s'est éloigné de l'époque du philosophe Alain qui, s'adressant à son ami médecin Henri Mondor, disait encore il y a quelques dizaines d'années « j'ai souvent envie de demander aux femmes par quoi elles remplacent l'intelligence » (1), il reste aujourd'hui du chemin à parcourir pour tendre vers l'égalité hommes / femmes.
Des observations similaires sont possibles à l'échelle de l'Éducation nationale par le prisme de l'orientation. Un exemple : les filles sont sous-représentées dans les filières scientifiques (considérées comme élitistes) alors qu'elles y obtiennent de meilleurs résultats que les garçons. Peu d'entre elles deviennent ingénieures... Si certaines représentations sur les capacités / compétences / aptitudes des filles changent, d'autres en revanche ont la vie dure et nécessitent un lent travail de déconstruction pour faire évoluer les mentalités des un(e)s et des autres. Le cerveau n'a pas de sexe, c'est un fait (2), mais les « prophéties auto-réalisatrices » nourrissent encore trop souvent les discours des acteurs du système éducatif, des parents ou des élèves.
La Convention interministérielle (3) pour l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif 2013-2018 a pour mission de « faire réussir chacun et chacune, fille ou garçon, de la maternelle à l'enseignement supérieur. Cette réussite implique que les valeurs humanistes d'égalité et de respect entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons, soient transmises et comprises dès le plus jeune âge ». Comment cet objectif se traduit-il dans les faits ? Quelles sont les actions concrètes mises en oeuvre dans les établissements, au niveau académique ? Quelle est l'influence des stéréotypes de genre dans leur réalisation ?
Réfléchir et agir pour plus d'égalité entre filles et garçons est une nécessité car l'émancipation passe par l'école. Que l'on soit garçon ou fille, « favoriser la construction de la personne sur la base du libre arbitre et de l'autonomie est la seule parade aux crises d'identité et à la reconduction des stéréotypes de genre » (4).


(1) Cité par MONDOR Henri, Souvenirs sur Alain, PUF.
(2) Lire notamment l'article d'Isabelle COLLET.
(3) http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html&cid_bo=67018
(4) AUDUC Jean-Louis, Sauvons les garçons, Editions Descartes, Paris.

 


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