ACTUALITES
30/04/2015 BOEN N°17 du 23 avril 2015: publication du nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture
30/04/2015 Adoption de la réforme du collège
26/03/2015 BOEN N°13 du 26 Mars 2015
12/03/2015 Comment est né le CPE ?
12/03/2015 Pour répondre au harcèlement scolaire éduscol propose une page qui part d'une définiton du harcèlement en milieu scolaire et qui propose deux guides et un protocole d'action face à des situations des harcèlement.
12/03/2015 Donnez votre avis sur le socle commun et les programmes de l'école et du collège
09/01/2015 BOEN N°2 du 8 janvier 2015
09/01/2015 BOEN N°1 du 1er janvier 2015
09/01/2015 BOEN N°47 du 18 décembre 2014
28/11/2014 BOEN N°44 du 27 novembre 2014
23/10/2014 BOEN N° 39 du 23 octobre 2014: Création d'un traitement automatisé d'informations nominatives relatif au pilotage et à la gestion des élèves du second degré
22/07/2014 BOEN N°29 du 17 juillet 2014 - Vie lycéenne Favoriser l'engagement des élèves
05/06/2014 BOEN du 5 juin 2014 - Concours et recrutement 2015
05/06/2014 BOEN du 5 juin 2014 - Orientation des élèves
05/06/2014 BOEN du 5 juin 2014 - Refondation de l'éducation prioritaire
01/06/2014 Bulletin officiel n°22 du 29 mai 2014 - procédures disciplainaires
22/05/2014 Préparation de la rentrée scolaire 2014
07/02/2014 Compte-rendu de la journée académique en Education du 27 novembre 2013
06/02/2014 Vacances scolaires Calendrier scolaire des années 2014-2015, 2015-2016 et 2016-2017

Un aperçu du colloque qui a eu lieu le samedi 11 avril à Grenoble

[JPG] colloque grenoble (page 1)


BIENVENUE

Appel à contribution

revue de la vie scolaire N°196 - juin 2015

Et maintenant, quelle mobilisation?

Les événements dramatiques du mois de janvier ont suscité une très vive émotion. Emotion en regard de la gravité des faits qui ont porté atteinte aux valeurs qui fondent notre système social et émotion aussi face aux réactions qui ont suivi et n’ont pas été si unanimes... Dès lors, le problème était (re)posé au grand jour. Le chantier de la cohésion sociale et de la construction d’une société fondée sur des valeurs communes émancipatrices n’est pas achevé et demande même une nouvelle mobilisation.

Le rôle de l’École apparaît ici comme fondateur et la Revue de la vie scolaire souhaite donc laisser la parole à ses acteurs pour discuter des enjeux, difficultés et moyens mis en œuvre ou à mettre en œuvre pour contribuer à cet ambitieux et essentiel projet.

Tout d’abord, il nous semble important de distinguer l’explicitation des valeurs limitée à un simple objectif transmissif, d’une réelle éducation, démocratique et républicaine, à la liberté et la responsabilité, à l'égalité et la laïcité, à la fraternité. Nous soulignons ici la nécessaire question du sens, mais celle aussi de la formation de l'esprit critique qui n'enferme pas le monde dans une utopie mais le met, tel qu'il est, dans les mains de nos enfants, dans une perspective positive pour le futur.

Cette dialectique, nous invite ainsi aussi à interroger les connaissances et les compétences qui contribuent à cette émancipation fondatrice. Sur ce sujet, les tensions peuvent être très vives. Il est différent de connaître le principe et les fondements de la liberté, de les revendiquer à titre individuel et, ensuite, de les vivre et accepter pour l'Autre... Sans nous étendre, il nous semble que cette réflexion peut être aussi conduite pour d’autres valeurs brandies trop souvent de façon incantatoire.

En poursuivant notre réflexion, nous rencontrons ainsi à nouveau une distinction de taille entre évoluer et vivre en un lieu, et le développement d’un véritable sentiment d’appartenance à une communauté qu’elle soit cultuelle, culturelle, locale, nationale, humaine ou universelle. Nous nous rendons bien compte que cette dynamique fondatrice des liens sociaux est plus ou moins aisée et qu’elle pose clairement aussi la question d’une citoyenneté démocratique active et participative qui transcende les appartenances/clivages culturels et socio-économiques. Cela nous impose la prise en compte de l'environnement dans lequel évoluent les jeunes-élèves en pleine formation identitaire et nous pousse à une démarche évidente de co-éducation qui doit se développer avec l'ensemble des acteurs éducatifs (familles et partenaires) mais au-delà aussi, sûrement, en prenant en compte par exemple le rôle de la presse et des médias.

Pourrait-on parler d’une possibilité d’acculturation (bi-dynamique) à l’école ? Dans quelle mesure avons-nous besoin aussi d’une volonté éducative nouvelle construite sur une relation d’autorité refondée ? Les questions pratiques sont ainsi pleinement posées : Comment réagir ? Comment agir ? Avec qui ? Dans quel cadre ?

 

 

Date de retour pour vos contributions: le 15 Mai 2015

Merci par avance pour vos contributions

Claire-Marie THOT et Florence COTTET  cm.toth@free.fr /florence.cottet@ac-nancy-metz.fr


 


Revue N°195: Le décrochage scolaire

 

4. L’ÉDITORIAL

  Par Gilbert TOULZA

6.LE DOSSIER

  Le décrochage scolaire comme processus: un aperçu des différentes approches dans la recherche par Fernando NUNEZ RIGUEIRO

 Sécurité de l'attachement et prévention de décrochage scolaire par Nadine DEMOGEOT

 Du décrochage à l'ancrochage par Christine FOCQUENOY

 Les CIO et le décrochage par une directrice de CIO

Le CPE et le décrocheur potentiel par Christian VITALI

Approche du décriochage scolaire par Laure PIGNE

Le travail sur un bassin emploi par S. KLEIN

Présentation du DAQPI

SAS Décrochage par Catherine FAUCHE

Le sispositif TRANSAPI par Transapi

Expérience de lutte contre le décrochage par Perrine BEAL

 ACTUALITES DU METIER ET DE LA VIE SCOLAIRE

L’écho des B.O.

Fiche de lecture de Christian VITALI

Les colloques à venir et les sorties d'ouvrages

Appel à contribution : mjuin 2015

 

 


 

L'EDITORIAL: Par Y Gilbert TOULZA

La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité nationale clairement affichée dans la Loi d’Orientation et de Programmation pour la  Refondation de l’École de la République : « garantir l'égalité des chances, faire en sorte que chaque jeune puisse construire son avenir professionnel et réussir sa vie en société sont des missions de l'École »1.

  Cette lutte s'inscrit même dans une perspective internationale et plus particulièrement européenne, avec notamment le programme « Stratégie Europe 2020 » visant à réduire le taux de décrochage dans les pays européens d'ici 2020. Depuis les années 1990/2000, les approches de ce phénomène et sa prise en charge ont évolué : l’insertion professionnelle (trouver un emploi) a progressivement laissé la place au « décrochage scolaire » (quitter l'école sans avoir obtenu un diplôme), plaçant ainsi d'une certaine façon l’institution scolaire face à ses responsabilités. Ce glissement vers l'école ne doit pas nous faire occulter deux réalités. La première est que cette situation n'est pas nouvelle (les décrocheurs étaient même beaucoup plus nombreux dans les années 70) mais qu’elle est devenue plus visible avec la crise économique, la montée du chômage et l'importance croissante donnée par notre société aux diplômes dans l'insertion professionnelle et sociale. La seconde concerne les facteurs de rupture. Ils sont à la fois exogènes et endogènes et la recherche des motifs d'un abandon de la scolarité ne doit pas se limiter à l'enceinte de l'institution scolaire, même si cette dernière ne peut pas non plus s'exempter du rôle qu'elle peut jouer. Plusieurs composantes interviennent en effet dans le processus du décrochage. Les trajectoires suivies ne sont pas linéaires mais, au contraire, irrégulières et singulières.

  Les recherches (principalement en sociologie, en psychologie sociale et en sciences de l'éducation) nous permettent de mieux comprendre les parcours et les histoires de ces jeunes. Des facteurs de risques peuvent être ainsi identifiés et des typologies2 des décrocheurs sont également définies. Ces connaissances des mécanismes et des publics permettent aux dispositifs institutionnels ou associatifs de repérer puis d’accompagner ces jeunes pour la reprise d'une scolarité visant l'obtention d'un diplôme ou la réussite d'une formation qualifiante. Nous manquons de recul pour mesurer les effets de cette politique dont la mise en œuvre est récente, mais des axes de progrès sont possibles, notamment dans la mesure du phénomène et dans le partage et la fiabilité des données3.

             Le rôle du CPE dans la prévention du décrochage et l'accompagnement des décrocheurs est essentiel. Le temps et l'énergie qu’il y consacre sont d’ailleurs souvent très conséquents. Il ne s'agit pas d'avoir une approche individualiste et isolée des situations rencontrées, comme cela est précisé dans le référentiel de compétences (compétence C5) : au contraire, il faut « (…) connaître les compétences des différents intervenants dans la prévention du décrochage ». Il s'agit surtout de concrétiser cette disposition réglementaire en actes en impulsant un véritable travail partenarial autour de cette problématique éducative. Le phénomène prend parfois une telle ampleur dans certains établissements qu'une approche personnelle du problème risquerait d'être inefficace et rapidement décourageante. Les chances de réussite passent par la mobilisation classique des ressources internes (Assistante sociale, COP, professeurs principaux, Direction...), mais également par celle des partenaires extérieurs. Cette action doit s'inscrire dans le cadre du projet d'établissement car ses dimensions éducatives et pédagogiques sont incontournables.  Et ce qui relève de l'évidence peut paradoxalement devenir plus compliqué : travailler en équipe nécessite d'y consacrer du temps (qui nous est compté), de composer avec des personnalités aux modes de fonctionnement ou aux approches qui peuvent diverger pour, au final, trouver un modus operandi, reposant sur un diagnostic partagé et des objectifs communs. Cela mobilise des compétences professionnelles et humaines. Le devenir des jeunes décrocheurs est un enjeu majeur...

             La question des finalités éducatives doit rester présente à l'esprit des professionnels pour ne pas basculer dans une définition du décrochage qui s'apparente à « une construction idéologique permettant de catégoriser des élèves et de construire autour d’eux des dispositifs de contrôle et de redressement afin que l’ordre scolaire, donc l’ordre social, ne soit pas perturbé »4 ? Pas simple.



1 http://www.education.gouv.fr/cid55632/la-lutte-contre-le-decrochage-scolaire.html

2 Quelques  exemples de typologies sont proposées pages 4-6 in N°84 de l'Institut Français de l'Education  « Décrochage scolaire : diversité des approches , diversité des dispositifs » et dans le présent numéro.

3 Source : Evaluation partenariale de la politique de lutte contre le dérochage scolaire. Rapport de diagnostic, 28 mars 2014.

4 Pierre CHALIER, pédagogue, dans les Cahiers Pédagogiques, page 15, n° 496, mars-avril 2012.

 


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